Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mouvements d'elle

Réalisée, cette vacance,

Emplie de tendres mouvements,

Comble du plein, dans l'existence,

D'un instant riche, obéissant,

 

Aux lois d'exil, battements d'elle

Dans les cieux perlés de promesses,

Sur le sentier de l'hirondelle,

La liberté a ses adresses,

 

Je te voyage, imaginaire,

Car la pensée, est plus prégnante,

Quand elle s'écoule sur le mystère,

Entière, des flammes évanescentes,

 

Une telle offrande, serrant la main,

D'un flottement, gracile et doux,

Réalisant, par quatre brins,

Tressés en coeur, cordon d'un tout,

 

Ainsi vacille l'océan,

D'un calme étrange,

Bercent les chants,

 

Du corps à l'âme,

Au rêve enfant,

Qui grandira,

Sous ton sésame,

 

Prends soin

de tes promesses,

Elles n'attendent

que tes danses.

 

 

AL.D

 

 

Voir les commentaires

Art haché

J'arracherai ma langue comme on cueille de l'herbe,

Avec mon grand couteau, de verbes impénitents,

J'avalerai mes hordes, d'angoisse, car incendiaire,

Je suis et je demeure, contre tous les étangs,

 

Au royaume des syllabes, je ferai des couronnes,

En découpant des noms comme on scierait des membres,

Avec quelques nouveaux, néophytes impatients,

Je prendrai la tangente, j'échangerai mes flancs,

 

Aux coteaux de ma langue, je trouverai un nom,

S'il est mien je saurai, reconnaitre ses airs,

Et s'il est à un autre, j'emprûnterai ses lignes,

Pour recréer ma phrase, à mes goûts, à mes aises,

 

Au vent d'usurpation qui caresse mes doigts,

Comme par méchanceté, leur arracher mes cris,

Pauvres signes de terre, et d'eau, j'avalerai

Dans mon indignité, de vivre, leurs horizons.

 

Al.D

 

Voir les commentaires

Mots dits

De phonèmes imbéciles, j'étancherai mes soifs,

De vie, langue indocile, de mon âme en partage,

J'ai mots dis, pour apprendre et suspendre un instant,

Comme on sort de méandres, d'un fleuve turgescent,

 

Jaillissures d'ordures, de tendres saletés,

De mon âme en pâture, l'ordre est dans la clarté,

D'un doute impénétrable, je pénètre une voix,

Vocalises d'un diable, abscons, je montre un doigt,

 

Pour voler un oiseau, comme un rosier-nuage,

Pourtant, je prends des mots, pour les changer de cage,

Je m'y perdrai moi-même, si leur chant ne m'aimait,

Seuls, comme chiens de veine, en robe immaculée,

 

Ces mots de même j'ignore, leurs langages, leurs souffrances,

Pour les manipuler à mes déconvenances,

Je n'en sais que parfaire, mais je fais comme un rien,

Habille la beauté, d'un doute prométhéen,

 

J'ai maudit ma substance, et mes mots me rhabillent,

Malgré toute l'absence, mes phonèmes graciles,

M'empêchent de sombrer, comme tombe le vent,

L'ordre est dans la beauté, des mots, comme des amants.

 

 

AL.D

 

 

Voir les commentaires

Grandeurs de l'aube et du crépuscule

Ce fût un soir de nage, à l'attente azurée,

J'éclaire de mille pages, à l'aube tempérée,

La folie est une âme, discrète et majuscule,

Tel un couteau d'orage, dispose, au crépuscule,

 

Un délice incendiaire, j'accours à la dérive,

Un prémisse solaire, un talent que je livre,

A l'encontre d'un tout, dans ces moulins de vent,

A ta montre l'atout, pique dans mon serment,

 

Un secret ignifuge, je recentre l'essor,

Qu'un souffle fébrifuge, me délivrait encore,

Dans un panier sans nom, je ne catégorise,

Grandeur d'un abandon, savant, je mémorise,

 

Sans contrainte, cette ardeur, insoumise, vorace,

Aubaine, qu'un bon parleur, m'offrît, pleine de grâce,

Dans cette immaculée, j'accomplis mes miracles,

Crépuscules flambants mes plus vils obstacles.

 

 

Malice.

 

Orage salvateur

Orage salvateur

Voir les commentaires

Des ères

Mi sert à quoi ? A pas lier,

Le ver à soi, face aux minés,

L'époque à mer, tu meus des soies,

Là rond, j'ai grain, vie d'aperçois,

Mettant aux choeurs,

Ne pas comprendre,

L'aile d'humeur,

Tendre est l'attente,

Mi sert à rien ? Ne pas confondre,

L'eau et le vin,

Petite ronde,

Joie d'yeux poème,

En verre item,

Bu vent ce gond,

Sept âne à thèmes...

 

Malice.

 

Des ères

Voir les commentaires

Mot ment de doutes

C'était il eût hier,

Fut, il y a un cri,

Inscrit aux bords des lèvres,

L'étang de mes oublis,

 

C'était, il n'y a guère,

Qu'une guerre de paix,

Au moment de naguère,

Un mot ment de respect,

 

D'un doute, je m'en souviens,

Une route incisive,

Habitacle incertain,

Une bulle occlusive,

 

Mot ment de doute, en reste,

L'écueil de mes larmes,

Je redoute, jeu déteste,

L'image de mes cages,

 

Obligée, je le suis,

A ne rien, d'apocope,

Au début d'une vie,

Toujours, commence un stop.

 

 

Malice.

jeu de doutes

jeu de doutes

Voir les commentaires

Travail en antonymie

Jour de gloire, avanie,

Nuit de doutes certains,

Tour d'effort, poésie,

Contenu suzerain,

 

De l'atome à l'envers,

Univers métronome,

Au clou de ces travers,

Rectilignes fantômes,

 

Vivant, j'hermaphrodise,

Et jouant d'une langue,

Comme d'une bêtise,

J'interroge, gourmande,

 

Avec parcimonie,

J'exécute le vide,

Et d'un tout indécis,

J'intime le candide,

 

Pour conjurer, charnel,

Esprit personnifié,

Je conjugue, avec zèle,

Forces fragilisées,

 

Jouant de l'infini,

J'en viens à l'expérience,

Théorie de la vie,

Quand je danse mes morts.

 

Al.C

 

contrastes antagonistes

contrastes antagonistes

Voir les commentaires

Retour de formes

Au pluriel et variées,

Récoltes des passions,

Se dansent les années,

Riment en l'air mes raisons,

Contourne l'Angélus,

De son regard de braises,

Se tournent ces lapsus,

Construction de mes aises,

 

De retour à des formes,

Attrayantes, et choyé,

Cet Amour qui me guide,

Ne s'éteindra jamais,

Une source, un lavis,

Un phonème, un jalon,

Un autre te poursuit,

Je sème mes saisons,

 

A la porte de nuit,

Aux portes de ces jours,

Allures géométriques,

Droites courbes, velours,

Argentique et feutré,

Espace asymétrique,

Je reviens me percher,

Dans mes vers atypiques.

 

 

Al.C

 

Etats d'esprits et de matières

Etats d'esprits et de matières

Voir les commentaires

Le pacificateur

Le pacificateur

Un air de rien qui créait tout,

Une différence, aucun tabou,

La paix royale est advenue,

Quand le déclic est revenu,

J'avais alors sorti mes armes,

Les ai rangées, sans faire de drame,

Quand apparut, réparateur,

L'océan pacificateur,

De mes jets d'encre, l'eau à la bouche,

Prends par chemins, ma vie par louches,

Si je consomme autant de mots,

C'est pour surmonter mes fléaux,

Pléonastique, je découvre,

Les ors indues, que je recouvre,

De billets fous, mots électriques,

Partages doux, dithyrambiques,

A travers vitres, quand j'admire,

Et boulimique à faire sourire,

Si l'écriture me libère,

C'est que ce chirurgien opère,

Son insouciance, pose sur moi,

Un regard neuf, et j'aperçois,

L'aura de paix, je prends mon vent,

Radieux volent mes verbes d'enfant.

Voir les commentaires

Cinq qur cinq

Cinq qur cinq

Au premier doigt, j'avais reçu,

L'économie d'une discorde,

Première loi, j'ai retenu,

Toute la splendeur du désordre,

Au parchemin, doigté second,

J'ai rencontré l'obscurantisme,

Et j'ai tracé, d'un trait fécond,

Ma vie, je fuyais l'ostracisme,

Trois fois, sans air, et sans fraicheur,

J'ai tenté l'absurde et le doute,

Et j'ai aimé, cette liqueur,

Qui s'écoulait, claire, sur ma route,

Un quatrième est revenu,

Simple appareil, je l'admirais,

Sans souvenir, j'ai reconnu,

Son étendue sur mes papiers,

J'ai adoré la case neuve,

Quinte de tout ce qui suivra,

Administrée dans toute épreuve,

J'essaie encore, bâtis mes choix.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>