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Jeu des nœuds

Je ne suis pas sérieuse,

Je fais juste semblant.

De ne pas trop y croire,

De ne pas y penser.

Je fais, le tour des mondes,

De mes rondes à l'enfance,

On n'est jamais sérieux,

Quand on n'a pas trente ans.

 

Je ne suis pas furieuse,

Je sais, prendre mon temps,

Le temps de ne pas faire,

Ce qu'il me conviendrait,

De nœuds en évidence,

De nouer son amant,

De sang pour ne pas croire,

Le don, cet insolent,

 

De ne pas y toucher,

Cet air de feu semblant,

A rêver d'harmonie

Effeuiller sa chaumière,

Jeu de ne pas penser,

S'y soustraire de tout temps,

Dans la croisière du vent,

De l'enfance à la mer.

Jeu des nœuds

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Sacre liège

Je l'ai connu ce grand moment,

Ce sacre vin, ce sacrement,

L'architecture du désir,

La  passeraille à mes soupirs,

Repue de fièvre à cheminées,

Dans la ténèbre immaculée,

 

Mêlant à mes sucs, moulus,

Siège-verglas, interrompu,

Par équilibre inaliénable,

Cette pâleur impondérable,

Quand la nuit fusée aux sillages,

Je l'ai connu, d'un doux partage,

 

Cet écrin noir dansant d'orée,

A nos frontières damassées,

J'aspire à l'écume d'un jour,

Fusion deux corps cache-fours,

Humant l'abandon du silence,

Dans l'Absolu de nos absences,

 

Cachant l'oreille, chine la nuit,

Se lape à l'encre paradis,

Je l'ai connu ce dy-cosmos,

Ode d'amoures Thanatos.

 

 

 

Sacre liège

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Homme Origine

Et tu passas à mes côtés,

Tu filas aux côtes de moi,

En enfilades de l'orée,

Aux confinements de l'émoi,

 

Et tu dessinas tes yeux d'or,

Dans ma lanterne invétérée,

Tu basculas dans cette amphore,

Roman cent siècles à chevaucher,

 

Des galopins sous tes dentelles,

Des larmes oiseaux, tranchant l'humus,

Dans un effort intemporel,

Tu t'enfilas, homme erectus,

 

Pour accueillir en étranger,

La fleur absurde du désir,

Que je te cueille, à l'oublié,

Voile panthère, nos élixirs.

 

 

Homme Origine

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Interstices oniriques

Se défouler dans la vallée

D'un songe inerte et perceptible

Et décider de ne rêver

Que pour atteindre l'autre rive

 

Avec ses herbes monocordes

Tirer l'épi pour se guérir

Et décocher une parole

Pour exister dans ce plaisir

 

Intemporel survient le vent,

Au sein d'un espace évangile,

Pour y soumettre, absurde élan,

De fièvre et d'embrase en péril,

 

Un alambic versatile

Tira ses clés pour cet ouvrir,

Décontenant dans son principe

Les fleurs de l'aboie et du pire,

 

Comme à Pandore, file Genève,

Un champs de blé nourri d'orgueils,

Sérénités qui m’ensommeillent,

Et d'avaler, mon privilège,

 

Pour défier, le temps d'un jet,

Un parapluie, mont à propos,

Flottant de genèse ouvrier,

Oublier l'heure, voler l'oiseau.

 

 

 

 

 

Interstices oniriques

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Je tente un sourire profond

Je tente un sourire

profond

J'inspire, j'expire,

Mais ça bloque,

quelque part

en blocs

 

Je tente une explication,

je débloque

se sentant, ne sachant,

par où mener ma danse,

se pouvant, ne rêvant,

vide

devant mes pages 

franche

 

je noircis mon dessin,

je le caricature,

en avant, en tirant,

poussant mes commissures,

 

par de là les limites,

d'un écran insoumis,

Je tentais un sourire,

comme une apocalypse,

 

Risible destinée,

J'ai tenté ce sourire 

et je le tente encore,

jusqu'à l'écrasement,

 

Je le tente d'abords,

la dent contre, la dent pour,

Un sourire épuisant,

Cet art, 

éblouissant.

Je tente un sourire profond

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En cherchant

En cherchant un supplice,

Palliatif à mes sens,

D'une onde créatrice,

J'ai trouvé une errance,

 

Et je l'ai recueillie,

Choyée parmi les ombres,

Dans l'aube que répit,

M'impose et me surplombe,

 

Je l'ai chérie sans cesse,

Sans filer ma mouture,

En divergeant mes presses,

J'ai signé ma monture,

 

D'un ruisseau de sommeil,

J'ai fait un nid heureux,

D'où mon oiseau-merveille,

Barbouille de son jeu,

 

Parfait, je me déploie,

En vagues déviatrices,

En cherchant mes états,

J'ai retrouvé Malice.

 

 

Dalice.

 

 

En cherchant

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En passant

En passant à l'orée, une envie dans sa soupe,

Cheveux de liberté et chaleur à la loupe,

Au fond d'un microscope à l'odeur alléchée,

Souriant au fromage qu'un doute enchevêtré,

 

A satiné suave, s'évadant sous son lit,

Tonnelle persistante au plafond de sa nuit,

Une étoile enfilant, sa robe de courage,

Elle alla sagement, coucher son doux corsage,

 

En un creuset choyé, la route est attachante,

Et sa mise ajourée, remonta sa clairance,

Un filet de sommeil sur son écran carmin,

Butiné de merveilles, tapisse le malin,

 

Plaisir à s'affaler, sur ses écrans, totale,

L'aube galvanisée ne réclame scandale,

Mais passant, protectrices, ces diamantes ailées,

Dévoilent ces malices, à rêver éveillé.

 

 

Dalice

 

En passant

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La femme intérieure

Sentant en ses entrailles, 

Deux poings frappant sans cesse,

Cette faim qui tiraille,

Lamine et la délaisse,

 

Implorant un supplice

Qui ne daigne l'ouvrir,

Ces ondes en caprices,

S'attardent à l'alanguir,

 

Au bateau de ses chances,

Elle a coulé ses veines,

Grisées par une absence,

Intolérable chaîne,

 

D'un ventre qui espère,

Porter au jour un fruit,

Attendu qui prospère,

Sans faille et sans ennui,

 

Sans arrêt, elle entend,

Cogner à l'intérieur,

Femme elle la ressent,

Bondir  en ses deux cœurs,

 

Celui de ce désir,

Et celui de l'instant,

Qui croit comme au délire,

Chavire le présent,

 

En femme qui se voile,

Matrice inassouvie,

Telle la douce opale,

Dans ses ventres, enfouie.

 

 

Dalice.

 

 

 

 

 

 

La femme intérieure

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Changements

Il y a des soleils, il y avait des lunes,

Lunes que j'étendais au fil de mes aplombs,

Il y a des merveilles, il y avait des dunes,

D'ombre et de solitudes, partout, fut l'abandon.

 

Il y avait un nom, désormais il y a,

Le mien, sur mes écrans et sur mes papiers bleus,

Il y avait du non, aujourd'hui sur mes pas,

Auprès d'un oui grisé comme auprès d'un aveu,

 

On s'étreint, on s'exalte, comme un trop plein de vie,

En a jamais assez, à clamer sa ferveur,

Et sans frein, on s’emmèle, on s'étrenne d'envies,

En morceaux savamment, tissés dans un bonheur...

Sans non.

 

Il y avait un vide, il y a un mélange,

Un réveil glissant comme un flot me caresse,

Aux fils d'un recueil, relié par tous ces anges, 

Mes familles toujours, mes amis, mes tendresses.

 

Dalice.

 

Changements

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Mouvements d'elle

Réalisée, cette vacance,

Emplie de tendres mouvements,

Comble du plein, dans l'existence,

D'un instant riche, obéissant,

 

Aux lois d'exil, battements d'elle

Dans les cieux perlés de promesses,

Sur le sentier de l'hirondelle,

La liberté a ses adresses,

 

Je te voyage, imaginaire,

Car la pensée, est plus prégnante,

Quand elle s'écoule sur le mystère,

Entière, des flammes évanescentes,

 

Une telle offrande, serrant la main,

D'un flottement, gracile et doux,

Réalisant, par quatre brins,

Tressés en coeur, cordon d'un tout,

 

Ainsi vacille l'océan,

D'un calme étrange,

Bercent les chants,

 

Du corps à l'âme,

Au rêve enfant,

Qui grandira,

Sous ton sésame,

 

Prends soin

de tes promesses,

Elles n'attendent

que tes danses.

 

 

AL.D

 

 

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